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Qu’entendait-on au XVIIIe siècle par « Maçon écossais » ?


Ou du moins en 1744, lors de la parution de l’ouvrage Le Parfait Maçon… Ouvrage contenant, à notre connaissance, la première divulgation de ce grade. L’auteur, dont on ignore toujours le nom, y indique que les Maçons écossais se veulent supérieurs aux maîtres ordinaires parce qu’« au lieu de pleurer com­me font leurs confrères sur les débris du Temple de Salomon, ils s’occupent à le rebâtir ». Ceci en vertu de la réédification du temple par Zorobabel et du choix par celui-ci de 753 inspecteurs des travaux. 

Ces maçons du quatrième grade ont un signe particulier (l’index de la main droite sur la bouche, et le second doigt de la main gauche sur le cœur), des paroles (Scilo, Shelomeh abif), un langage et des questions qui leur sont propres. Sont encore à retenir pour ce qui les concerne :


Demande. - Êtes-vous Maître écossais ?

Réponse. - J’ai été tiré de la captivité de Babylone.


D. - Qui vous a honoré du grade écossais ?

R. - Le prince Zorobabel, de la race de David et de Salomon.


D. - En quel temps ?

R. - Soixante et dix ans après la ruine de la Cité sainte.


D. - A quoi s’occupent les maçons écossais ?

R. - A reconstruire le Temple de Dieu.


D. - Pourquoi les maçons écossais portent-ils l’épée et le bouclier ?

R. - En mémoire de ce que, dans le temps de la reconstruction du Temple, Neémie ordonna à tous les ouvriers d’avoir toujours l’épée au côté, et leurs boucliers proches d’eux pendant le travail pour s’en servir en cas d’attaque de leurs ennemis (Les maçons écossais portent tous un grand cordon rouge, auquel pend une forme de bouclier).


• Voir : Les Annales de la Franc-Maçonnerie - Années 1771 à 1793 (Guy Chassagnard, Éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand, 2009).


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