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Et si on se racontait des histoires ?


• Le GADLU – Cinq frères se rencontrent en salle humide, autour d’un verre, avant une tenue.

Le premier affirme : « Moi, je suis le meilleur Maçon de l’atelier, c’est le Vénérable Maître qui me l’a dit. »

Le deuxième réplique : « Peut-être, mais en ce qui me concerne, je suis le meilleur Maçon de la région, c’est le Conseiller de l’Ordre qui me l’a dit. »

Le troisième dit a son tour : « C’est possible, mais moi je suis le meilleur Maçon du pays, c’est le Grand Maître qui me l’a assuré. »

Le quatrième, tourne vers les autres un regard suffisant et affirme : « Tout ça c’est bien possible, mais moi je suis le meilleur Franc-Maçon du monde ; c’est le Grand Architecte de l’Univers qui l’a reconnu. »

Le cinquième, sincèrement surpris, s’écrie alors : « Moi, je t’ai dit ça ? »


• Le GADLU (2) - On frappe à la porte d’un temple adogmatique et libéral. Le Couvreur ouvre la porte, la referme et dit au Second Surveillant, qui le répète au Vénérable Maître : « C’est le Grand Architecte de l’Univers qui demande l’entrée du temple… »

Les conversations s’arrêtent dans le temple, les frères se ceignent de leur tablier, sortent leurs gants de leurs poches et adoptent tous une tenue particulièrement digne. On arrête même de fumer…

Faites entrer notre Respectable Frère !  dit le Vénérable Maître au frère Second Surveillant ; qui s’a­dresse au frère Couvreur, qui ouvre la porte, glaive en main. Alors entre, avec cérémonie, un frère âgé et maigrichon, barbiche grisonnante qui, après avoir solennellement salué le Vénérable et ses Surveillants, se présente en ces termes :

Jules Legrand, Architecte, de la respectable Loge de L’Univers.


• Opératif & Spéculatif - Comment distingue-t-on un maçon opératif d’un maçon spéculatif ?

Le maçon opératif se lave les mains… avant d’aller en salle humide.


• A l’échafaud - Au moment de monter à l’échafaud, un con­damné à mort s’insurge :

– Tout ça, c’est la faute des francs-maçons ! Le type que j’ai assassiné était franc-maçon, le flic qui m’a arrêté était franc-maçon, le procureur était franc-maçon, même le juge était franc-maçon !

– Avez-vous quelque chose à ajouter ? lui demande le bourreau.

– Non !

– Bon, alors faites trois pas en avant en partant du pied gauche…


• Question d’âge - Trois frères discutent à l’arrière d’un taxi. Le premier dit qu’il a trois ans, le second cinq et le troisième sept ans et plus. Le chauffeur observe étonné ses passagers dans le rétroviseur, attirant ainsi, malencontreusement, leur attention.

L’un d’eux s’écrie alors : « Attention, il pleut ! »

Constatant qu’il fait à l’extérieur un temps superbe, le chauffeur s’arrête précipitamment auprès d’un gardien de la paix à qui il déclare, affolé :

–  Je suis très inquiet, regardez les types que je promène, ils disent avoir trois, cinq et sept ans et plus ; il disent qu’il pleut alors qu’il fait beau ! Que dois-je faire ? 

Le gardien de la paix répond alors, calmement :

– Oh ! Moi, vous savez, je ne sais ni lire ni écrire mais seulement épeler ; donnez-moi seulement la première lettre… 


• A l’Orient – Un Maçon passe à l’Orient Éternel. Un soir, sur un banc public, il apparaît à un frère de sa loge :

– Sais-tu mon Frère, j’ai deux bonnes nouvelles à t’annoncer. La première c’est que les Maçons sont admis sans difficulté là-haut. On y a d’ailleurs des tenues tous les soirs…

– Et la seconde ?

– C’est que nous venons, à l’unanimité, de te nommer Second Surveillant !


• Le Vénérable - A propos du Vénérable Maître, véritable potentat de la Loge :

- Si la lumière va plus vite que le Vénérable Maître, c’est qu’elle a peur de lui.

- Le Vénérable Maître n’a pas de montre, c’est lui qui décide de l’heure qu’il est.

- Quand le Vénérable Maître dit : Hein ! Personne ne dit : Deux.

- Quand le Vénérable Maître va au restaurant, c’est le serveur qui laisse un pourboire.


• Les agapes – Cela se passe dans le fond de la forêt équatoriale où un Blanc a été capturé par une tribu de cannibales. Le malheureux se trouve déjà plongé dans une énorme marmite, tandis qu’on s’apprête à allumer le feu. Tentant alors le tout pour le tout, notre homme fait le signe de détresse ­– on ne sait jamais, non ? Voyant cela, le cuisinier s’approche de lui et lui dit : « Ça alors ! T’es Franc-Maçon ?

Et la victime, pleine d’espoir, de répondre : « Mes Frères me reconnaissent comme tel ! »

– Très bien mon Frère. Quelle est ton obédience ?

Grosse sueur du pauvre Blanc, qui ne sait que dire, craignant qu’une mauvaise réponse ne lui coûte la vie. Le cuisinier poursuit : « Grand Orient de France, GLDF, GLNF, GLFF, DH ? »

Le Blanc est maintenant complètement affolé : « Pour­quoi cette question, est-ce si important ? »

Le cuisinier d’ajouter : « Non mon Frère, c’est simplement pour l’indiquer sur le menu ! »


• Pour en savoir plus, en parler en salle humide.


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